Sentier en gestation en Vallée d'Aspe
" Un Chantier pas ordinaire "
A l'occasion des vœux de l'Office de Tourisme, rétrospective sur un sentier en gestation entre Bedous et Aydius
Petite histoire de Tempête.odp
Présentation Open Office [23.8 MB]
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" et chaque jour un petit peu plus de travail (bénévole) sur ce chemin secret ... "
Voilà, le secret est désormais levé puisque le chemin est ouvert depuis le 4 août et signalé depuis le 26 août de cette année 2010.
Les météores se sont succédées par vagues de houle se secteur nord-ouest, avec trois grains :
le premier du matin n'a pas arrêté le pèlerin en chemin vers la mine,
le second, a été le prétexte pour le moral d'une pause chocolat à croquer,
le troisième a sonné la rentrée en catastrophe vers le port ...
Le chemin file maintenant son train de Sénateur dans le Cassiau. Pour rester dans l'esprit des charbonnniers, le piochage ne fait qu'effleurer la première couche de feuilles mortes en décrochant quelques cailloux saillants. Ainsi les racines des chênes ne sont pas touchées. Ils pourront atteindre le bicentenaire, à moins qu'une autre Tempête les bouscule ou que des imbéciles leur crament le pied.
Le dernier gros problème : un trou béant au milieu du chemin dû à une souche arrachée. Pas d'autre solution que de monter une murette de soutenement de 1,30 m de haut et de 1 m de large sur 0,75 de profondeur. Petit calcul : il a fallu écumer la zone et assembler près d'un m3 de rocher, les plus belles pièces croisées en parement et à l'intérieur la grenaille. Il n'y en avait pas de trop ...
La voie est libre maintenant, le chemin en création progresse en terrain dégagé.
Il contournera quelques gros blocs et passera une arête.
Il retrouvera dans le bois les bribes d'un ancien sentier qu'il s'agira de rabibocher ...
Plus d'hésitation, la trace des anciens charbonniers-mineurs est facile à déchiffrer.
89 m de piochage en huit heures : Grand Record (non homologué par l'huissier Olympix) difficile à battre dans les conditions fixées par le jury (60 cm de largeur utile, récupération des mottes tassées au pied pour former un mur végétal, élimination des nœuds de ronces, le moins possible de racines d'arbre coupées, de la terre fine sur le passage, entre 10 à 15 % de pente, sieste maxi de 15 mn).
Quelques images au début de ce chantier pas ordinaire :
la création d'un sentier aux lacets tracés à l'œil avec les outils d'antan,
- croissant pour dégager les herbes folles et les épines,
- pioche pour creuser un sillon dans la pente de terre et de rocailles,
- bigot ou râteau de cantonnier pour tirer la terre ameublie et donner une jolie forme au chemin.
Du bel ouvrage "tout à la main", sans tricher avec les machines :
- le son de la pioche sur les rochers récalcitrants comme seul bruit,
- l'odeur de la terre humide,
- les traces des sangliers le lendemain comme premiers usagers
... de ce chemin promis à un bel avenir ...





















